Publié à la base dans le numéro 4 de la revue Première ligne

Le projet a la base de ce texte, Correspondances allemandes, a débuté un an avant Première ligne. On voulait traduire des récits, des archives, des textes de réflexion et faire l’histoire de tout un corpus militant qui demeure encore aujourd’hui peu diffusé autour de nous.
Pourquoi l’Allemagne ? Parce qu’on connaissait la langue, tout simplement. On s’est dit qu’au sein de l’extrême-gauche, la traduction devrait être chose courante, une affaire banale : il n’y a rien de mieux pour appréhender l’impensé de notre propre tradition que de la confronter à une autre. Et puis, il serait temps que les militant·e·s au Québec se confrontent à d’autre chose qu’aux traditions françaises et canadiano-américaines − répétées et combinées en alternance, rejouant un schéma de pensée natio de façon un peu obsessive − et amènent dans l’espace de la discussion des réalités qui nous sont méconnues.